Située à Redu, l’Agence spatiale européenne (ESA), a fêté ses 50 ans en juillet. Trop méconnu, ce bijou de technologie spatial belge constitue la porte d’accès de l’Europe à l’espace.

L’ESA est une organisation intergouvernementale créée en 1975, dont la mission consiste à œuvrer au développement des capacités spatiales de l’Europe en veillant à ce que les investissements dans le secteur spatial bénéficient aux citoyens européens et du monde entier. L’ESA compte 22 États membres : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Suède et Suisse. La Slovénie a le statut de membre associé. L’ESA a mis en place une coopération officielle avec six autres États membres de l’UE. Par ailleurs, le Canada participe à certains programmes de l’ESA au titre d’un accord de coopération. En coordonnant les ressources financières et intellectuelles de ses membres, l’ESA peut entreprendre des programmes et des activités qui vont bien au-delà de ce que pourrait réaliser chacun de ces pays à titre individuel. Elle coopère en particulier avec l’UE à la mise en œuvre des programmes Galileo et Copernicus ainsi qu’avec EUMETSAT pour le développement de missions météorologiques. Grâce aux lanceurs, aux satellites et au moyen sol développé par l’ESA, l’Europe joue un rôle de premier plan sur la scène spatiale mondiale. 

Aujourd’hui, l’ESA développe et place en orbite des satellites d’observation de la Terre, de navigation, de télécommunication et d’astronomie, expédie des sondes jusqu’aux confins du Système solaire et participe à l’exploration humaine de l’espace. L’ESA mène également un vaste programme d’applications couvrant le développement de services dans le domaine de l’observation de la Terre, de la navigation et des télécommunications. 

Rencontre avec Daniele Galardini, chef de L’ESEC

Né à Colle di Val d’Elsa, ville sise au milieu de la Toscane et à la limite du Chianti, Daniele Galardini, après un parcours d’humanités gréco-latines suivi à Sienne, intègre l’école d’ingénieurs de l’Université de Pise. Faisant partie des premiers étudiants ERASMUS, il reçoit une bourse pour l’UCL, à Louvain-la-Neuve, où il continue ses recherches dans le domaine de la robotique jusqu’à l’obtention d’un doctorat, en 1993. Il reçoit ensuite une bourse pour un postdoctorat à l’Institut de Technologie de Stockholm (KTH) avec pour mission d’intégrer un département de recherche du groupe ABB. En 1997, il rentre définitivement en Belgique pour travailler d’abord chez Alstom Transport, puis chez TRASYS où il dirige le département en charge du développement informatique des systèmes de contrôle et analyse des données spatiales. En 2004, il rejoint l’Agence Spatiale Européenne (ESA) comme chef de l’ESEC, l’European space Security and Education Centre. Sous sa direction, l’ESEC a connu une véritable expansion, doublant en personnel, en surface bâtie et bien évidemment en antennes, dont celles dévolues à l’analyse des signaux de GALILEO, le GPS européen. Belge par mariage, sa vie se partage entre Redu, Paris et autres villes d’Europe où existent des  établissements de l’Agence, mais aussi entre sa ville natale et sa ville d’adoption, Charleroi : « ses deux amours ». Bibliophile acharné comme sa femme, Françoise Pichon, docteur ès Lettres, il aime particulièrement la philosophie et l’histoire, avec bien sûr un penchant pour l’histoire de la conquête spatiale, de même que – bon Carolo – la BD, notamment pour Tintin dont il a constitué, au fil des années, une collection remarquable d’objets sur les albums « lunaires ». Auteur d’un brevet et de plusieurs publications scientifiques, il s’est concentré ces dernières années sur les différents aspects de l’ESEC avec des articles parus régulièrement sur l’ESA Bulletin et, cette année, avec la publication du livre « ESEC, Belgium Space Base » aux éditions de l’ESA.

Nous avons la chance d’avoir pour ami ce grand monsieur, qui, comme tous les grands de ce monde, est d’une rare simplicité et d’une gentillesse incomparable ! 

Chrysline © Chrysline

www.esa.int

Cet anniversaire a été rehaussé par la présence de l’astronaute français “star” de l’ESA, Thomas Pesquet, qui a séjourné 196 jours à bord de la station spatiale internationale en 2017. 

Le ministre fédéral de la Mobilité, François Bellot, et le ministre-président wallon, Willy Borsus, étaient aussi présents parmi d’autres personnalités.