Cela excuse cette faute d’orthographe grossière mais le policier de la Zone de Police boraine est associé à l’émission de RTL-TVI de manière impresionnante.  De son propre aveu et en toute humilité, il reconnait même que les meilleures audiences concernent les émissions où l’on parle de la Boraine.

« En moyenne, nous intervenons tous les 15 jours dans le cadre de cette émission et c’est vrai que j’ai un assez bon retour sur celles-ci.  Mais ce qui m’intéresse dans la démarche, et c’est ce qui m’anime, c’est le côté didactique.  C’est important, pour moi, d’expliquer aux citoyens la démarche du policier en matière de sécurité routière, notre objectif, c’est de diminuer le nombre d’accidents et dans la zone boraine, les statistiques sont en baisse. »

Travailler avec les medias !

Cette volonté de « faire passer le message » n’est pas nouvelle pour le policier de 49 ans, qui est responsable du service Circulation au sein de sa zone.  Au début des années 2000, il apparaissait déjà sur la chaine locale montoise, Télé MB, dans le cadre du Jt pour informer la population sur les nouveautés du code de la route.  Mais ce qui le caractérise avant tout, c’est le ton qu’il emploie lors de ses interventions, un ton léger, sans agressivité et avec une pointe d’humour.

« L’important, c’est que le message percute même si l’usager qui est en infraction se doit de rester correct avec les forces de police.  Mais ce type d’émissions vise aussi à donner une autre image de la police et croyez-moi, lors de ces contrôles routiers, nous recevons aussi des remerciements de la part des usagers ».  

Mais on l’imagine tout aussi aisément, le policier borain a été confronté à des situations parfois cocasses.  

« Ce qui me vient à l’esprit, c’était une personne qui se déplaçait en vélomoteur et dont le chien avait les deux pattes posées sur le guidon.  Mais plus que la situation, c’est la réponse du conducteur qui affirmait que si le chien aimait bien, c’était bon pour lui aussi. »

Transmettre son expérience !

C’est peu dire qu’il est tombé dedans tout jeune.  Un grand-père et un père eux-mêmes policiers, cela fait maintenant 27 ans que le montois a revêtu l’uniforme et qu’il conserve intactes la flamme et la motivation de son métier.  Et pour Bertrand Caroy, être formateur au sein de l’Ecole de Police, c’est logique.

«  Je dispense des cours sur les lois spéciales et les conduites sous influences mais c’est un réel plaisir pour moi-même si cela demande un investissement personnel important.  Mais dans ce domaine, il est vraiment important de se remettre en question et surtout de rester au courant de tout ce qui évolue.  Et puis, toujours au sein de l’Académie de Police de Jurbise, je suis instructeur moto. »

Je n’ai besoin de personne …

C’est aussi sa grande chance que de pouvoir allier sa passion de la moto et sa profession de policier.  Et comme Bertrand Caroy aime s’engager, il est à l’heure actuelle le directeur du Chapter Mons de Harley Davidson où il dispense aussi ses précieux conseils, notamment.

« Ce qui est important avant l’acquisition d’un pareil engin, c’est d’être sûr que l’on va prendre du plaisir à la conduite.  Mais dès que la personne a acheté une Harley, je peux, à sa demande, lui proposer une séance de prise en mains de la moto, c’est tout de même un engin assez lourd mais surtout l’importance du regard dans la conduite est cruciale. »  

Harley Davidson, la célèbre marque américaine, souvent associée aux Bad Boys qui connaît depuis quelques années une percée remarquée dans le parc des deux roues européen.

« C’est la moto par excellence pour faire de la balade.  On n’achète pas une Harley pour faire de la vitesse.  C’est pour moi, un moment où je me vide complètement la tête et lors de nos balades, il y un mixage de toutes les couches de la société, du directeur à l’ouvrier, hommes et femmes, le visage du monde de la moto a vraiment énormément changé. »

Et puis cette passion lui  a permis l’année passée de « faire » la route 66, aux Etats-Unis, en compagnie d’une trentaine d’autres motards.

Blouson noir, chemise blanche !

Lorsque j’ai eu le plaisir de rencontrer Bertrand Caroy sur la Grand-Place de Mons, à quelques heures du Doudou.  En montois qui se respecte, le folklore fait partie de sa vie.  Pendant 25 ans, il a troqué la veste de cuir et l’uniforme pour le costume des hommes blancs.  Un rôle qu’il a quitté en 2015, avec une pointe de regret mais surtout avec la conviction d’avoir eu la chance extraordinaire d’avoir pu être acteur du Combat.  C’est sans doute son trait de caractère le plus important, que cette envie de profiter de chaque moment de la vie et de chaque rencontre.