La Biennale de Mons, Capitale culturelle présente L’art habite la ville, un parcours artistique à travers les rues de la cité montoise regroupant une vingtaine d’œuvres d’art visibles dans l’espace public. Conçu en synergie avec les artistes, les entreprises locales et régionales, les habitants et le public, ce parcours, placé sous le signe des souvenirs d’enfance, inauguré le 30 mars révèle des espaces et des mobiliers urbains tout en valorisant le savoir-faire et les compétences des entreprises et des artisans.

Conçu par la Fondation Mons 2025, L’art habite la ville propose de créer des interstices dans l’espace public, et d’interroger la manière d’habiter la ville aujourd’hui, de créer ou réinventer nos espaces de vivre-ensemble, de faire dialoguer au mieux l’art, le patrimoine et les habitants d’un quartier. Fruit d’un travail réalisé par la Fondation avec la complicité Club Entreprises dans la poursuite de la dynamique réunissant l’économie et la culture initiée en 2015, le projet permet aux entreprises, quelle que soit leur taille, de prendre part au processus de création des œuvres, que ce soit en mécénat de compétence ou en participation financière.

Plusieurs lieux transformés par des artistes emblématiques belges et internationaux ont ainsi reçu le soutien d‘entreprises locales pour la conception et la réalisation de leurs œuvres. Façozinc a accueilli David Mesguich dans son entrepôt de Mons pour la réalisation de son œuvre monumentale, a mis à disposition matériel, et a fourni l’inox de couverture de cette sculpture de sept mètres à découvrir square Roosevelt. Le bureau d’architecture Wax a de son côté réalisé l’étude de faisabilité et technique du projet. Startech a réalisé cette même étude pour le projet monumental  “Empreinte” de Boris Grégoire ainsi que celui du Village des Nichoirs.

Des fresques viennent relever les murs de la ville : sur l’enceinte du centre pénitentiaire, une phrase imaginée à partir des ateliers d’écriture organisés par Olivier Sonck avec des détenu.e.s et des voisin.e.s sera réalisée à la peinture à la craie. Au Parc Gustave Jacobs, les murs se couvriront de nuages de couleurs réalisés par Oli-B avec l’aide des voisins du parc, tandis que Blanbec illustre la façade du restaurant Les Gribaumonts de la  rue de la Biche avec son interprétation du Doudou, et que NOIR artist apportera une touche de créativité à la nouvelle façade du Delhaize rue de Nimy.

Les sculptures essaiment au Parc Initialis avec l’œuvre de Boris Grégoire, qui convoque ses souvenirs de cabanes d’enfant. Daniel Fauville pose quant à lui ses bateaux échoués en fonte au cœur du Parc des Anciens Abattoirs. Côté photographie, les clichés tout en retenue de Laurence Vray s’affichent sur une façade rue d’Enghien, et le travail poétique de Pierre Liebaert comble les fenêtres obstruées d’un immeuble de la rue Marguerite Bervoets. L’installation lumineuse, et poétique, de Sébastien Lefèvre, illumine l’entrée de la ville pendant trois mois, sur le rond-point de la porte du Parc, dont les oriflammes s’animent quotidiennement au coucher de soleil.

Le volet participatif de « L’art habite la ville » n’est pas en reste. Il sera incarné par de nombreux projets collaboratifs qui seront à découvrir en parallèle de ces œuvres, parmi lesquels une bibliothèque géante mettant en avant les auteurs régionaux ; ou encore des graffitis végétaux et des nichoirs personnalisés réalisés par des étudiants et des habitants en collaboration avec les entreprises. Les écoles d’art seront aussi de la partie, au travers d’installations imaginées par les étudiants de Arts², la HEPH Saint Ghislain, l’Athénée Royal de La Louvière, Teknica – Haute Ecole en Hainaut.

Ce parcours artistique, participatif, social et “sur mesure”, qui regroupe les artistes, les étudiants, les citoyens, le secteur entrepreneurial et économique et les opérateurs culturels, touristiques et communaux, s’intègre dans la mission que s’est donnée la première Biennale, qui souhaite inviter chacun d’entre nous à habiter la ville dans la fête, l’art ou la réflexion.