Passion moto …

À moto, les cheveux dans le vent !

La moto a le vent en poupe, les chiffres le prouvent !

Selon le dernier rapport publié en 2017 par la Febiac, la Fédération Belge de l’Industrie de l’Automobile et du Cycle, l’augmentation du nombre de premières immatriculations est de plus de 11% en 2016, cela représente plus de 25.000 unités.  2016 est le meilleur cru des dix dernières années, en Belgique et dans le reste de l’Europe, où les tendances sont pareilles.

L’engouement pour la moto de plus en plus marqué depuis une dizaine d’années. 

« J’appuie sur le starter et voici que je quitte la terre » … ces paroles extraites d’une chanson de Serge Gainsbourg, interprétée par Brigitte Bardot dans les années 60 illustre à merveille ce qui pousse énormément de monde vers la moto, cette sensation unique de rouler à l’air libre qui offre un sentiment de liberté incomparable.  Aucune voiture n’offre ce plaisir car

« Je n’ai besoin de personne
En Harley Davidson
Je n’reconnais plus personne
En Harley Davidson
J’appuie sur le starter
Et voici que je quitte la terre
J’irai p’t’être au paradis
Mais dans un train d’enfer ».

A côté de la vision purement « utilitariste » du deux-roues, essentiellement en zone urbaine et dans sa périphérie, c’est la notion de liberté, de sensations uniques éprouvées en moto qui motivent grand nombre d’entre eux.  Chez nombre de motards, ces deux préoccupations, l’une plus quotidienne et utile, l’autre plus libératrice, s’entrecroisent.

Tous vous raconteront le plaisir qu’ils éprouvent à partir en balade, seul ou en groupe, grisés par le vent qui fouette leur visage, à leur rythme, tantôt lent et tantôt plus sportif, en donnant un coup de gaz.  Dans la foulée, d’autres vous évoqueront leurs périples aux quatre coins de l’Europe, les rencontres qu’ils y ont faite d’autres motards et la solidarité qui anime tous ces « fondus » de deux-roues.   Car la solidarité entre motards ne se limite pas au simple signe de main lorsqu’ils se croisent, c’est inscrit dans leurs gênes car tous partagent ce sentiment de puissance et de vulnérabilité dans leur pratique quotidienne.

La congestion des centres urbains et de leurs abords dope la pratique de la moto.

Il suffit d’écouter la radio matinale pour en être convaincu, la mobilité au sein des grandes villes et dans leur périphérie, c’est un problème majeur.  Passer aux deux-roues, c’est une solution qui facilite les déplacements et les problèmes de parking mais diminue aussi l’impact sur l’environnement. Toujours selon le rapport de la Febiac, les immatriculations sont les plus élevées à Anvers et Bruxelles, où les consommateurs privilégient le scooter et des cylindrées de 125cc. pour les déplacements entre le domicile et lieu de travail.  Un choix compréhensible car l’accès à ces modèles est relativement facile si vous êtes déjà titulaire d’un permis B depuis 2011 : pas besoin du permis A, quatre heures de formation seront suffisantes.

Et si un grand nombre de voitures étaient remplacées par des deux-roues sur les principaux axes rentrant sur nos grandes villes, le bénéfice serait immédiat.  Une étude de la Febiac le montre.  « Si 10% des automobilistes passaient de la voiture à la moto ou au scooter sur le trajet domicile-travail, cela engendrerait une diminution de 40% des files.  Avec 10% d’automobilistes convertis en motards, le gain de temps serait de 63% avec «seulement» 706 heures de files par jour.  A l’échelle de tout le réseau routier, l’économie de temps pourrait aller jusqu’à 15.000 heures par jour ! »

La gamme des motos s’est étendue, mieux équipées et plus sûres.

Il existe certainement une moto adaptée à votre style de vie.  Les modèles se sont multipliés chez l’ensemble des constructeurs, des nouveautés qui incitent à l’achat car tout le monde y trouve plus facilement son compte.  On a ainsi vu l’apparition importante de modèles de 300cc, c’est la réponse des constructeurs au système progressif du permis pour les moins de 24 ans.

Et même si l’état des routes demeure un écueil important souvent dénoncé par les motards, la sécurité des véhicules s’est améliorée au fil des ans.  Nombre de technologies issues du monde automobile se déclinent pour les motos, les freins avec anti-blocage (ABS), le contrôle de stabilité automatique, le Side View Assist et tant d’autres innovations qui sont actuellement à l’étude et devraient faire leur apparition dans les prochaines années pour encore accroître la sécurité des usagers.

Le statut du « motard » a changé.

Un blouson de cuir noir avec un aigle sur le dos … qu’il est loin aussi le temps où la moto était associée aux mauvais garçons, comme le chantait Edith Piaf dans les années 50.

« Il portait des culottes, des bottes de moto
Un blouson de cuir noir avec un aigle sur le dos
Sa moto qui partait comme un boulet de canon
Semait la terreur dans toute la région ».

Bien au contraire, quand on voit le nombre de manifestations caritatives auxquelles s’associent les motards ou qu’ils organisent eux-mêmes.

Pratiquer la moto, c’est un nouveau « way of life ».  Les sorties moto se font en groupe, au sein de clubs où la mixité sociale est évidente.  Lors de ces sorties, on parle moto, équipements, balades, sécurité et quand on a son casque sur la tête, on ne sait pas dire quelle est votre position sociale.  Et que vous soyez à l’avant ou à l’arrière de la moto, le monde de la moto s’est féminisé.  Ainsi, au sein du Mons Chapter Hainaut de Harley-Davidson où des initiations et des balades sont organisées pour les Ladies.

Toujours plus de sécurité, leur leitmotiv.

Des manifestations, des sorties qui sont encadrées, où la sécurité et le comportement du motard à l’égard des autres motards et des autres usagers de la route devient une règle à respecter.  Un détour par le site du Mons Chapter Hainaut (www.monschapter.be) vous convaincra de cette dynamique et du respect de règles strictes qui sont demandés aux membres.   « La sécurité n’est pas seulement l’affaire de l’Officier de sécurité, mais plutôt l’affaire de tous.  C’est à tous et à chacun d’être sécuritaire afin que le groupe devienne sécuritaire. » 

Un langage particulier, leur code des signes !

Mais ce qui caractérise aussi le monde de la moto, c’est leur code des signes.  En deux-roues, on ne parle pas ou très peu, à cause du casque ou du vent, alors on se fait des signes, de la main gauche essentiellement, car la main droite ne doit jamais quitter le guidon car c’est elle qui commande l’accélérateur ou le levier de frein.  Tous, nous avons déjà pu constater ces signes sur la route, sans toujours nécessairement en comprendre la raison, ils confirment l’appartenance au monde de la moto, la solidarité entre les motards en matière de sécurité.

Un signe de la main gauche ou en V (pour imiter le champion Barry Sheene lors de sa chacune de ses victoires dans les années 70) lorsque deux motards se croisent.

Un signe du pied droit lors du dépassement d’un autre motard ou pour remercier un véhicule qui a facilité la manœuvre de dépassement du deux-roues.  En ville, le motard préférera un signe de tête.

Et d’autres signes que les motards utilisent lors de leur sorties groupées, tendre le bras vers le haut, l’index vers le haut, quand il s’agit de mettre en une seule file quand la route se rétrécit, un petit signe de la main, ouverte, allant de bas en haut vers la bouche, en cas de fringale et en cas de soif intense, le poing fermé et le pouce vers la bouche.  Et si un motard ressent un signe de fatigue, le signe de l’oreiller sous la joue avertira l’ensemble du groupe qu’il est temps de faire une petite pause. Et si c’est la machine qu’il faut ravitailler en carburant, c’est un signe du pouce vers le réservoir qui avertira les autres motards qu’il est temps de faire une petite pause.  Plus important encore, les motards désigneront à ceux qui les suivent, de la main les dangers situés à gauche et du pied, ceux qui sont situés à droite.

Faites votre choix !  Un modèle suivant l’utilisation …

Pour coller aux différentes utilisations de la moto, les constructeurs ont multiplié les modèles.  Pour s’y retrouver dans le monde de la moto, les différents modèles.  Si vous passez la porte d’un concessionnaire sourcilleux de vous offrir le plus grand plaisir, il vous guidera vers le choix du modèle qui rencontrera le mieux votre utilisation du deux-roues.

Les Utilitaires, des petites et moyennes cylindrées qui sont souvent utilisées en ville.

Les Roadsters qui se caractérisent par l’absence de carénage. L’accent est mis sur les sensations d’accélération, de nervosité et de maniabilité. Principalement destinée à une utilisation urbaine, cette moto se prête également à des trajets routiers, mais l’absence de carénage expose le conducteur à la pression du vent et il se fatigue plus vite.

Les Sportives, des modèles dérivés de ceux utilisés en compétition de vitesse. Elles sont plus petites et plus légères que les routières et capables d’accélération et de vitesse élevée. Elles sont peu adaptées au transport d’un passager ou de bagages.

Les Trails, ce sont des motos capables d’évoluer aussi bien sur route que sur chemin. La mode a été lancée à la fin des années 70, avec le début des grandes compétitions d’endurance qui avaient lieu sur le sol africain. Ces machines sont dérivées de motos d’enduro ou de cross, mais avec tout l’équipement pour pouvoir circuler sur route. Elles représentent un marché important.

Les Customs.  Ces motos se caractérisent par l’absence de carénage et une position de conduite spécifique avec les pieds en avant. Elles imitent le style des machines américaines des années 1930 au début des années 1960, comme celles produites par Harley-Davidson notamment.  Les puristes préfèrent les modèles américains, et les personnalisations du véhicule sont classiques.

Les Routières conçues pour les longs trajets et qui privilégient le confort de conduite. Elles se caractérisent par une position de conduite proche de la verticale pour permettre de conserver le dos droit, les bras tendus et les jambes dépliées. Les motos routières accueillent facilement un passager et une bagagerie volumineuse. La plupart sont dotées d’un moteur de forte cylindrée, souvent supérieure à 1 000 cm³, d’un carénage plus ou moins enveloppant destiné à protéger du vent et des intempéries. Elles sont également équipées d’un réservoir permettant une autonomie de plusieurs centaines de kilomètres.

Les Grand Tourisme, dont la célèbre Goldwing de Honda.  Confort tous azimuts, dont une sellerie ergonomique précieuse sur les longs parcours avec généralement un équipement novateur surtout en terme de sécurité.  C’est sur la Goldwing qu’on a vu apparaître le premier airbag.

Les Enduros, des motos de cross, auxquelles on ajoute des phares, une plaque d’immatriculation, quelques pièces pour permettre une homologation en vue d’un usage sur la voie publique.

La moto et son équipement.

Quand vous aurez acquis la moto de vos rêves, il vous faudra aussi acquérir le matériel dont doit s’équiper tout motard.  Depuis septembre 2011, le code de la route impose aux motocyclistes et à leurs passagers le port des équipements suivants : casque, gants, pantalon, veste à manches longues et bottes protégeant les chevilles. Cette énumération, cependant, n’interdit pas de conduire en jeans, par exemple, un vêtement qui n’apporte guère de sécurité en cas d’accident. Une vraie tenue de moto intègre des protections aux endroits vulnérables : épaules, genoux, coudes, … pour s’en convaincre, reportez-vous à cette brochure disponible sur le site de la Febiac (http://www.febiac.be/documents_febiac/2013/Equipement-de-protection-guide.pdf).

La sensation de liberté que souhaite éprouver et qu’attend chaque motard ne doit pas l’empêcher de s’équiper en conséquence.  Même en Vespa et dans la circulation citadine, toute chute peut être rapidement dommageable.  Un concessionnaire sérieux sera votre meilleur partenaire pour trouver le meilleur équipement qui vous assurera confort, sensation de liberté dans les mouvements ainsi que l’indispensable sécurité minimale.

Le casque.  Il doit porter le label représenté par la lettre E, suivie d’un numéro dans la garniture intérieure ou sur la jugulaire. Ce label vous garantit que ce casque répond aux normes de sécurité.  Le poids du casque est déterminant pour le confort.

Trois sortes de casques.

Le casque jet (sans mentonnière) qui laisse le visage libre, qui est léger et offre un champ de vision dégagé. Mais il est moins confortable par temps froid et humide.

Le casque intégral (avec mentonnière) qui offre la meilleure protection. Il est plus lourd, plus chaud et il réduit le champ de vision.

Le casque modulable (avec mentonnière relevable)qui est très pratique, mais moins confortable que l’intégral traditionnel. Il est conseillé aux porteurs de lunettes et par temps chaud et à vitesse lente, il est agréable de pouvoir relever la mentonnière.

Les gants.  Ils protègent vos mains du froid, des gravillons, des insectes et des chutes. Même lors d’une simple glissade à faible vitesse, vos mains sont souvent les premières à encaisser le choc. Les gants sont indispensables. Les gants doivent être souples et lors de l’achat, vous devez vérifier si vous pouvez manipuler facilement toutes les commandes.

Les bottes.  Aussi indispensables que les gants, elles protègent les pieds, les chevilles et les tibias. Si vous devez affronter un long trajet sous la pluie, des « sur bottes » en plastique sont recommandées.

Ne portez jamais de chaussures à lacets car ils pourraient se prendre dans les pédales.

La veste et le pantalon.  Le choix d’un bon équipement dépend de l’utilisation que compte en faire son propriétaire. Si vous rêvez de grandes virées de centaines de kilomètres par jour, par tous les temps, vous avez besoin d’une combinaison solide et bien hermétique. Dans les deux cas, vous pourrez choisir entre le cuir et le synthétique.  Dans le choix des couleurs, il est recommandé de choisir des couleurs visibles, voire de revêtir par-dessus un élément fluo.

Cuir ou synthétique.  Le cuir est la matière préférée des motards pour sa résistance aux déchirures et à la friction, un vrai « cuir de moto », d’une épaisseur minimum d’un millimètre qui offre la meilleure protection contre ce qu’on appelle en jargon « le feu de la route ». A savoir les terribles conséquences d’une brûlure par frottement de la peau suite à une glissade sur une surface râpeuse.

Une combinaison de moto en synthétique se compose, le plus souvent, d’un ensemble en cordura (une étoffe synthétique) étanche à la pluie et au vent et inusable. Ce type de tenue est intéressant parce que vous ne devez prévoir aucune protection supplémentaire contre la pluie ; de plus elle est aussi chaude et légère. Si votre veste est pourvue d’une doublure thermique amovible, vous pouvez la porter toute l’année.  Là aussi, lorsque vous essayez votre combinaison, installez-vous sur votre moto ou sur une moto d’exposition pour tester votre confort.

Davantage de sécurité pour les motards !

Une étude menée en 2013 en Belgique nous éclaire sur les facteurs de causalité et d’aggravation des accidents de moto : 56% des accidents sont causés par le conducteur du deux-roues et 41% par un autre usager de la route. Dans 3% des cas, l’accident résulte d’un problème extérieur comme le revêtement routier, c’est un écueil que nombre de motards évoquent, l’état du réseau routier nécessite chez eux une attention décuplée.  35% des accidents de moto sont de type unilatéral et n’impliquent pas d’autre usager de la route. Ils résultent généralement d’un problème d’exécution, par exemple une perte de contrôle ou un dérapage au freinage (80%). Plus de la moitié (58%) des accidents unilatéraux ont lieu en virage.  Dans 65% des accidents, le motocycliste entre en collision avec un autre usager de la route. 42% de ces accidents bilatéraux ont pour cadre un carrefour et 17% la sortie d’une propriété privée. Dans 54% des accidents bilatéraux, les autres usagers de la route impliqués n’ont pas vu le motard ou l’ont vu trop tard. Dans 10% des cas, ils ont sous-estimé la vitesse du motard.  Si la formation du futur motard est essentielle, une meilleure compréhension du partage de la route par les autres usagers est primordiale.

Un encadrement nécessaire, obligatoire et progressif.

L’obtention du permis est un passage obligé pour le futur motard, avec généralement un examen théorique et pratique.  Quelques dispositions permettent pourtant, sous certaines conditions, d’enfourcher votre bécane sans passer par la case « Moto-Ecole » mais on ne conseillera jamais assez à ces futurs usagers de deux-roues de se familiariser avec cette conduite particulière.  Des concessionnaires ou des clubs motards vous proposent notamment des journées d’initiation bien utiles avant que vous ne preniez la route.  C’est d’autant plus vrai et nécessaire si vous acquérez des engins puissants et nerveux ou des motos qui dépassent parfois allégrement les 250 kg.

Pour les plus jeunes futurs motards, qui sont âgés de 16 à 24 ans, l’obtention du permis est progressive suivant leur âge.

Le permis AM.  Dès 16 ans, vous pouvez passer votre examen théorique et pratique.  Pour l’examen pratique, il faut faire appel à un centre de formation et suivre quatre heures de formation, dont deux sur la voie publique.  Vous pouvez rouler avec un cyclomoteur de classe A (max 50cc et 25km/h).

Le permis A1.  A partir de 18 ans, il vous permet de conduire une moto d’une cylindré maximale de 125cc. (puissance maximale de 11kw/15 ch).  Après la réussite de votre « théorique », vous devrez prendre neuf heures de cours pratiques pour pouvoir passer votre examen pratique sur terrain privé et obtenir un permis provisoire un an.  Avec trois heures de cours supplémentaires, vous pourrez passer le « pratique » sure la voie publique.

Un permis que vous pouvez aussi obtenir si vous êtes en possession de votre permis de conduire (délivré après le 1er mai 2011) depuis deux ans, en suivant quatre heures de formation en moto-école mais sans examen théorique ni pratique.  Et si votre permis a été délivré avant le 1er mai 2011, vous n’êtes pas tenus de suivre une formation pour conduire un cyclomoteur ou un scooter, même si cela est recommandé.

Le permis A2. Accessible dès 20 ans, ce permis vous autorise à conduire une moto d’une puissance maximale de 35 kw/47 ch.  Comme pour le permis A1, après la réussite de la théorie, place à la pratique, neuf heures de cours pour pouvoir passer l’examen pratique sur terrain privé et obtenir un permis provisoire valable un an.  Trois heures supplémentaires de cours et vous pourrez l’examen pratique sur la voie publique.

Et si vous êtes titulaires depuis deux ans du permis A1, vous pourrez obtenir le permis A2, moyennant quatre heures de moto-école et la réussite de l’examen pratique.

Le permis A.  C’est le précieux sésame qui vous permet de conduire n’importe quelle moto, quelle qu’en soient la cylindrée et la puissance.  Il est accessible à partir de 24 ans.  Comme pour les autres permis, il faut d’abord réussir le « théorique », suivre neuf heures de formation avant de passer le pratique en terrain privé et trois heures supplémentaires pour passer le pratique sur la voie publique.

Si vous êtes déjà en possession d’un permis A2 depuis deux ans, vous pouvez obtenir votre permis A, moyennant quatre heures de moto-école et la réussite de l’examen pratique.

Hors de ces permis « moto », point de salut ?

Si vous avez 24 ans et plus, et que votre permis B a été délivré avant le 1er janvier 1989, vous pouvez conduire une moto de n’importe quelles puissance ou cylindrée.  Dans tous les autres cas, l’obtention du permis moto est obligatoire.

Remonter les files à moto, que dit le législateur ?

Quel automobiliste, coincé dans les embouteillages, ne s’est pas senti frustré ou énervé en voyant, tous les jours de la semaine, motos et scooters se créer un chemin entre les files de voitures. Pour ceux qui en doutent, cet usage est parfaitement légal depuis septembre 2011. La Belgique est d’ailleurs citée en exemple pour ses dispositions légales en la matière.

Depuis le 1er septembre 2011, les motocyclistes sont autorisés à remonter les files à condition de ne pas dépasser les 50 km/h et que la différence de vitesse avec les autres véhicules qu’ils dépassent ne soit pas supérieure à 20 km/h. Les motocyclistes qui veulent passer entre les voitures qui roulent lentement ou sont à l’arrêt doivent pour ce faire emprunter l’espace entre les deux bandes de circulation les plus à gauche.

Depuis le 1er septembre 2011 toujours, les motos peuvent emprunter les bandes de circulation réservées aux bus à condition que le mot BUS soit clairement inscrit sur la bande en question (marquage au sol) et que celle-ci soit annoncée après chaque carrefour par un signal F17 ou un panneau additionnel portant l’icône d’une motocyclette.

Mais remonter les files à moto demande de l’habitude et de la concentration. Ici, le principe « voir et être vu » prend tout son sens. Dans le cadre d’une conduite préventive, quelques conseils élémentaires : allumer ses phares, observer le comportement des automobilistes, essayer de capter les regards des automobilistes dans les rétroviseurs pour s’assurer qu’ils vous ont repéré, positionner ses doigts sur le frein et l’embrayage, votre pied sur le frein, afin de pouvoir réagir plus vite en cas de besoin, utiliser ses clignotants pour changer de file et dépasser ou laisser allumés vos 4 clignoteurs et ne jamais dépasser par la droite.

La route vous appartiendra désormais et avec elle, ce sentiment inégalé de liberté !

Jean-Claude Gérard