Créé à l’initiative des intercommunales ICDI (aujourd’hui TIBI), IBW et
BEP-Environnement, VALTRIS (Couillet)  est désormais le centre de tri de PMC(1) le plus récent et l’un des plus modernes de Belgique.

La structure de VALTRIS est née en 2012 dans la perspective de moderniser drastiquement l’ancienne chaîne de tri qui était déficitaire et ainsi de renouer avec l’équilibre financier, tout en maintenant l’emploi. La chaîne de tri proprement dite a quant à elle été réalisée en 2013, et optimisée cette année, par la société Ar-Val, avec l’aide de ses partenaires IGRETEC et Van Gansewinkel.

Il s’agit d’une chaîne de tri de dernière génération capable de trier en deux pauses de production plus de 22.000 tonnes de PMC par an, ce qui correspond à la production de PMC de plus de 1,3 million d’habitants ! Pour pouvoir atteindre ce résultat, VALTRIS a réalisé depuis sa création un investissement total de l’ordre de 9 millions d’euros. Cela lui permet aujourd’hui de pouvoir trier quatre fois plus de PMC qu’en 1995 avec un prix de revient du tri diminué par trois.

Dans les faits, le dispositif de tri automatique mis en œuvre par VALTRIS est une machinerie bien huilée particulièrement impressionnante : les sacs bleus de PMC sont ouverts et débarrassés de leurs impuretés fines. Ensuite, l’acier et l’aluminium sont enlevés du flux par un électro-aimant et un « courant de Foucault » respectivement. Les sacs bleus, plus légers que le reste du flux, sont récupérés par gravité à l’aide d’équipements balistiques. Subsistent alors dans le flux les emballages en plastiques et les cartons à boisson qui sont à leur tour scindés en quatre fractions différentes grâce à des machines de tri optique qui reconnaissent chaque emballage en fonction de sa matière et de sa couleur. Ce qui reste après tri s’appelle le résidu. Celui-ci, qui représente environ 15% du contenu du sac bleu, est valorisé énergétiquement. La plupart des matières triées automatiquement passent enfin par une cabine de « surtri » dans laquelle des trieurs corrigent les erreurs de tri des citoyens et des machines pour pouvoir atteindre le niveau de qualité élevé qui est demandé.

VALTRIS dispose désormais, grâce aux travaux d’optimisation qui viennent de s’achever, d’une flexibilité et d’une adaptabilité inégalées. Les responsables de VALTRIS soulignent que ces atouts lui permettront de définir et d’implémenter rapidement les équipements complémentaires qui s’avèreront le cas échéant nécessaires pour trier efficacement la totalité du P+MC(2) qui lui sera apporté.

Grâce à lui, l’ICDI atteint un record international

Depuis 2006, Olivier Bouchat a repris de main de maître la gestion de l’ICDI, l’intercommunale de gestion des déchets de la région de Charleroi.

Ingénieur chimiste de formation, Olivier Bouchat a passé l’ensemble de sa carrière dans le secteur public, très tôt convaincu de mettre ses qualités au service de l’intérêt général. Du Laboratoire Intercommunal de Chimie à IGRETEC, diplômé d’un Master en Management Public, il est devenu Directeur général de l’ICDI à l’âge de 36 ans. À cette époque, l’institution ne se portait vraiment pas bien, puisque son avenir était plus qu’incertain. Des hypothèses de dissolution et d’absorption par d’autres entreprises publiques étaient d’ailleurs régulièrement envisagées. Pourtant, aujourd’hui, l’ICDI est devenue une entreprise publique modèle qui poursuit sa route vers l’excellence sur les fondements de la bonne gouvernance publique. Elle a pu rendre confiance à ses partenaires, résorber son important retard sur les plans techniques et administratifs et développer une stratégie gagnante en faveur de la satisfaction des citoyens ayant quotidiennement recours à ses services. Cela lui a d’ailleurs valu d’être nominée au titre d’Organisation Publique de l’Année en 2016. « C’est une véritable dynamique participative d’entreprise qui a permis cette métamorphose grâce à l’implication active de tous les acteurs concernés, en ce tout particulièrement les membres de mon personnel. Ceux-ci ont été associés à la construction de la nouvelle culture et vision d’entreprise, basée sur la gestion complètement intégrée des déchets. En effet, les actions qui visent la sensibilisation des habitants afin qu’ils limitent leur production de déchets ménagers, la réutilisation des objets inutilisés dans des filières de seconde main, le tri des déchets à la source afin de permettre leur recyclage optimal et la valorisation énergétique des déchets résiduels qui n’ont pas pu l’être, contribuent à ce que seulement 1,5 % des déchets produits sur la zone soient placés en décharge. C’est un record international ! L’ambition de l’ICDI, renommée aujourd’hui TIBI,  qui fête ses 70 ans d’existence en 2018 est actuellement d’intégrer les activités de propreté publique réalisées historiquement par les communes de manière à améliorer davantage l’efficacité et la qualité du service rendu et à œuvrer davantage à l’amélioration du cadre de vie. Ce sera une première en Belgique ! » Conclut Olivier Bouchat.

M.C.